Enseignement des connaissances fondamentales

avec Nicole Stock, professeur

La méthode d’enseignement de Maria Montessori repose sur des notions scientifiques, philosophique et éducative.

Elle est basée sur la manipulation d’un matériel sensoriel, attrayant progressif et rigoureux , dans les domaines de la vie pratique et sensorielle, de la lecture, de l’écriture, des mathématiques, de l’histoire géographie, des sciences.

C’est un matériel qui répond aux besoins de développement naturel de l’enfant, ordre, langage, mouvement, affinement sensoriel, développement social, en respectant ses périodes sensibles.

La démonstration est faite par l’éducateur, l’enfant manipule ensuite le matériel et peut reproduire l’opération seul autant de fois qu’il le voudra.

L’éducateur reste présent, observe, et est disponible seulement si l’enfant en a besoin.
La plupart du matériel Montessori offre la possibilité de contrôler seul l’exactitude de ce qui vient d’être fait.

Le but visé est de permettre à l’enfant de découvrir et surmonter ses erreurs en évitant que l’évaluation vienne de l’éducateur, mettant ainsi en valeur sa capacité a réussir seul.

L’un des points essentiels de la pédagogie Montessori est d’encourager l’autonomie et l’initiative.

 « Aide moi à faire seul »

Pour favoriser cette autonomie, l’attitude de l’éducateur est donc d’être en retrait. Chaque enfant a son propre chemin d’apprentissage, qu’il ait un handicap ou non.

C’est ce en quoi la méthode Montessori est intéressante …… s’adapter au rythme et aux besoins de chacun. Il est important pour l’éducateur d’être a l’écoute, d’observer, d’être attentif a tout signe émis par l’enfant pour personnaliser cet apprentissage.

L’observation des besoins et des ressources de chacun est essentielle afin de créer une démarche éducative centrée sur ses aptitudes .

« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir.” M. Montessori

Le devoir du maitre n’est pas de parler, mais de rassembler et de disposer une série d’activités adaptées a chacun dans une ambiance préparée à ce effet.

C’est l’enfant qui s’approprie la connaissance, et qui absorbe ce qui l’entoure.

« L’activité individuelle est la seule faculté qui stimule et développe, et elle vaut pour tous les enfants à l’âge préscolaire comme pour ceux des écoles primaires et secondaires.

Notre œuvre d’adulte ne consistera pas à enseigner, mais à aider l’esprit de l’enfant dans le travail de son développement.

Aider donc chaque enfant a se développer en valorisant ses potentialités, en suivant au plus près et autant que possible l’ensemble des besoins de la croissance et de la vie, en essayant d’y répondre.

Nous sommes des collaborateurs de leur construction.

 

avec Rachel Lapeyre, professeur

Professeur de français au collège, je suis présente à Ein Gedi afin d’aider les élèves à entrer plus profondément dans la lecture et les mathématiques, à travers le déchiffrage des mots, le décodage des sons, le symbolisme des chiffres et le dénombrement des quantités.

Une école est, ou devrait être un lieu où l’intelligence s’ouvre et déploie ses ailes sans peur ni honte, un lieu où elle découvre la joie de comprendre, en saisissant des connexions, en décodant des énigmes, en ressuscitant des notions enfouies dans la mémoire : mon but est de montrer aux élèves qu’ils en savent plus qu’ils ne le soupçonnent et qu’ils possèdent déjà tout en eux-mêmes, chacun avec son unique et merveilleuse personnalité.

L’élève apprend mieux lorsqu’il peut participer, toucher, agir, imiter, être physiquement actif : c’est ce que permet en particulier la méthode phonétique et gestuelle Borel-Maisonny, dont l’objectif est le décodage phonétique et graphique des mots : il y a un geste par son (et non par graphème). Les gestes symboliques utilisés permettent de graver des sons puis des formes graphiques plus abstraites dans la mémoire par le corps et la voix. L’apprentissage de la lecture en est facilité car avant de découvrir le graphème, il convient de faire prendre conscience à l’enfant du son qui lui correspond, et d’où il vient.

Le renforcement positif et les détours ludiques constituent donc une partie essentielle de cette pédagogie, où le but est de mettre face à des réussites plutôt qu’à des échecs.

 

Laissons le philosophe et grand pédagogue Alain conclure :

« Je puis vouloir une éclipse, ou simplement un beau soleil qui sèche le grain, au lieu de cette tempête grondeuse et pleureuse ; je puis, à force de vouloir, espérer et croire enfin que les choses iront comme je veux ; mais elles vont leur train. (…)
Mais quand il s’agit de mes frères les hommes, ou de mes sœurs les femmes, tout change. Ce que je crois finit souvent par être vrai. Si je me crois haï, je serai haï ; pour l’amour, de même. Si je crois que l’enfant que j’instruis est incapable d’apprendre, cette croyance écrite dans mes regards et dans mes discours le rendra stupide ; au contraire, ma confiance et mon attente est comme un soleil qui mûrira les fleurs et les fruits du petit bonhomme. (…) il faut essayer ; il faut croire. L’homme, méprisé, est bientôt méprisable ; estimez-le, il s’élèvera. La défiance a fait plus d’un voleur ; une demi-confiance est comme une injure ; mais si je savais la donner toute, qui donc me tromperait ? Il faut donner d’abord. »
Alain, Propos d’un normand.

 

avec Ombline Lagrenade, assistante pédagogique


Diplômée de psychomotricité depuis 2 ans, j’ai eu l’occasion de rencontrer dans ma formation un certain nombre de jeunes en difficultés scolaires. Sensibilisée au développement de l’enfant par le biais de mes études ainsi que par mes différents engagements personnels, l’idée d’intervenir plus directement dans l’éducation et la formation des jeunes a germé petit à petit.

C’est en discutant avec mon entourage que j’entends par hasard parler d’Ein Gedi pour la première fois. Une belle opportunité pour découvrir ce domaine de l’éducation et mettre en pratique toutes mes connaissances théoriques psychomotrices.

Je suis donc présente à Ein Gedi tous les jours de la semaine.

Je fais le lien entre les différents professeurs et intervenants et j’accompagne les jeunes lors des ateliers. Etant tous les jours avec les élèves, je suis au plus près d’eux pour les aider dans leurs apprentissages, à développer tout le potentiel présent en eux et pour être attentive à leurs besoins.