Une alternative aux ULIS et IME

Aujourd’hui en France, deux possibilités sont données aux jeunes de plus de douze ans ayant un handicap mental.

  • La première est l’ULIS, c’est à dire unité localisée pour l’inclusion scolaire, qui correspond aux classes du collège.
  • La seconde est l’IME, c’est à dire l’institut médico-éducatif.

L’ULIS :

Le dispositif ULIS répond à la volonté politique affirmée par la loi du 11.2.2005  » pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » et au principe qu’elle pose, celui d’une scolarisation des élèves handicapés se faisant prioritairement en milieu ordinaire.

Les places y sont rares et les ULIS, de plus en plus « spécialisées » dans un type de handicap.

Cette politique, généreuse au départ, consistant à vouloir intégrer des enfants « différents » dans des collèges « normaux »,  est source de souffrances pour certains d’entre eux. Il n’est pas bon pour tous les enfants, de se sentir perpétuellement différents.

Elle ne correspond qu’à une partie des élèves. La différence avec les autres élèves enrichit les uns. Elle peut angoisser les autres.

Il est important de garder à l’esprit les efforts d’adaptation qu’elle exige et la fatigue qu’elle génère chez certains jeunes.

Les enfants apprennent parfois, par expérience, qu’il vaut mieux éviter certaines situations. Ceux qui éprouvent des difficultés à se faire comprendre des autres, préfèrent  souvent se taire plutôt que de courir le risque de ne pas être compris.

L’IME :

Un IME est un établissement médico-éducatif tel que défini par la loi du 2.1.2002.
Les IME ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents atteints de déficience intellectuelle, quel que soit le degré de leur déficience.
Il y a souvent une longue liste d’attente et les parents doivent prendre leur décision quand l’enfant est encore très jeune.
En plus de leur engorgement, les IME ne stimulent pas toujours assez les jeunes pour les guider vers une vie professionnelle future.
Ils se trouvent généralement loin des villes.
Ein Gedi voudrait suivre le modèle de la Belgique vers laquelle de plus en plus de jeunes français vont, ne trouvant pas de place en France.
Contrairement à la France qui cherche prioritairement à scolariser les jeunes dans des classes ordinaires, la Belgique privilégie la voie de l’enseignement spécialisé.
Tout comme Ein Gedi, les classes comptent très peu d’élèves, ce qui permet à l’enseignant d’adapter sa pédagogie à chacun des enfants.