Une alternative aux ULIS et IME

Aujourd’hui en France, deux possibilités sont données aux jeunes de plus de douze ans porteurs d’un handicap mental.

  • La première est l’ULIS, unité localisée pour l’inclusion scolaire, qui correspond aux classes du collège.
  • La seconde est l’IME, institut médico-éducatif.

 

Le dispositif ULIS

Le dispositif ULIS répond à la volonté politique affirmée par la loi du la loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » et au principe qu’elle pose, celui d’une scolarisation des élèves handicapés se faisant prioritairement en milieu ordinaire.

La loi du 26 juillet 2010 pour une école de la confiance renforce dans son chapitre IV l’école inclusive.
« Le service public d’éducation doit veiller à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Une approche nouvelle est consacrée : quels que soient les besoins particuliers de l’élève, c’est à l’école de s’assurer que l’environnement est adapté à sa scolarité. »

Dans une circulaire du mois de septembre 2019, il nous est réaffirmé que « Le droit à l’éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental. Chaque école a vocation à accueillir tous les enfants, quels que soient leurs besoins. »
Il se trouve que cette loi n’est pas toujours respectée et qu’il faut avouer que cette solution, généreuse au départ , n’est pas toujours la meilleure solution.
C’est à partir de ce constat que nous avons créé Ein Gedi.

L’IME :

Un IME est un établissement médico-éducatif tel que défini par la loi du 2 janvier 2002.
Les IME ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents atteints de déficience intellectuelle, quel que soit le degré de leur déficience.
Les IME de Bordeaux et de sa région sont engorgés. Il y a en moyenne une cinquantaine de jeunes sur les listes d’attente.
Il est de plus difficile de trouver un IME qui corresponde aux capacités des jeunes et qui stimule ces derniers pour guider, ceux qui le pourront, vers une vie professionnelle.
Le refus des IME vient parfois du fait que le jeune a une déficience intellectuelle « trop » ou « pas assez » légère et force est d’avouer que ces conclusions sont extrêmement difficiles à entendre par les parents.
Le bruit et le nombre élevé des jeunes qui s’y retrouvent peuvent être des facteurs oppressants pour certains d’entre eux.